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BPCO et tabac

Sevrage tabacologique pour les patients insuffisant cardiaque ou BPCO

Le sevrage tabagique pour les patients insuffisant cardiaque ou BPCO : Quelle durée ? Quels effets secondaire ? On vous explique tous dans notre extrait de cours !

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Les points clés

Une vidéo aux petits oignons, ails et fines herbes 🍃

  • 00:00 : Infirmière, chirurgiens-dentistes, les kinés, les sages-femmes : qui peu prescrire des substituts nicotiniques
  • 00:27 : Définition du "paquet-année"
  • 01:11 : Remboursement des substituts nicotiniques
  • 02:15 : L'ordonnance
  • 02:45 : La prescription de substituts nicotiniques
  • 03:22 : Les risques de surdosage
  • 03:43 : les risques du sous-dosage
  • 04:01 : Patchs et gommes
  • 04:56 : Réajuster le dosage
  • 05:32 : Complications et effets secondaires (allergie, sommeil)
  • 05:53 : Alternatives aux effets secondaires
  • 06:24 : Questions/réponses : patchs ? gommes ? Pastilles ? Accoutumance ?
  • 07:18 : La cigarette électronique
  • 07:39 : les gommes
  • 08:15 : Les changements d'habitude
  • 09:03 : Le jugement du patient
  • 09:54 : post-infarctus avec une pose de stent : préconisation

Transcription

On vous dit tout, tout, tout 🍃

Donc là on va faire une vidéo un peu aparté sur le tabac, simplement pour revenir dessus.

On est les premiers au chevet des patients à pouvoir les aider.

Donc c'est quand même important de savoir que

depuis 2016, on peut en tant qu'infirmière mais aussi les chirurgiens-dentistes, les kinés,

les sages-femmes peuvent prescrire des substituts nicotiniques.

Donc pour parler en termes de tabac, en tabac on parle de un paquet par an, un paquet-année.

C'est-à-dire qu'on parle en paquet-année, c'est l'unité. Et un paquet-année ça veut dire un paquet par jour pendant un an.

Donc chez un patient lambda qui va fumer vingt paquet-année, ça voudra dire qu'il aura fumé 20 ans un paquet par jour, d'accord ?

C'est à peu près la moyenne, c'est un paquet par jour et voilà donc le nombre signifie le nombre d'années.

Mais si c'est 40, par exemple, ça peut être

un paquet par jour pendant 40 ans ou deux paquets par jour pendant 20 ans, d'accord ?

Donc là c'est vraiment en termes de paquet-année, c'est la mesure pour avoir la quantité fumée par les patients.

Donc à partir de là, l'idée c'est de pouvoir réajuster au plus tôt

dès la verbalisation de la demande de l'arrêt, de pouvoir être réactif tout de suite et de pouvoir sans attendre un rendez-vous tabaco,

prescrire dès que possible, à la demande, des substituts nicotiniques.

Il faut savoir qu'avant il y avait un forfait de 150 euros par an, maintenant c'est aboli et c'est tout ce qui a besoin,

c'est 100% c'est complètement, tout est pris en charge par la sécu et la mutuelle, c'est remboursé sur prescription.

Donc il ne faut pas hésiter à aider les patients, vous verrez en lien on mettra quand même la liste des substituts nicotiniques remboursables par la sécu.

Tout n'est pas remboursable par la sécu, notamment les inhalateurs, les sprays, voilà, des petites choses comme ça.

Les gommes c'est remboursé, les patchs c'est remboursé.

Mais il existe des inhalateurs qui permettent d'avoir une bouffée, une sensation de bouffée de cigarette, ça ce n'est pas remboursé, par exemple.

Donc sur une ordonnance, on va juste s'intéresser à ce que ça doit comporter,

donc normalement vous voyez en photo l'ordonnance X d'un patient lambda.

Donc ce qui est important, comme sur toutes les ordonnances qu'on a le droit de faire,

c'est de mettre notre qualification, notre nom, notre numéro Adeli, notre numéro répertoire Adeli, ça c'est obligatoire quand on doit s'identifier.

Vous mettez le nom du patient, son âge,

et après vous allez être dans la prescription de substituts nicotiniques.

À peu près, en moyenne on compte 1 mg par cigarette.

Si vous avez un patient qui fume 25 cigarettes par jour, il faut être sur une prescription de patch de 25 mg.

Et il ne faut pas hésiter à en mettre 2, c'est-à-dire que vous avez des patchs qui vont de 7 de 14 et de 21 mg. Si vous avez un patient qui fume 28 cigarettes par jour, enfin une trentaine de cigarettes par jour, il ne faut pas hésiter à mettre 21 et 7.

Il faut mettre deux patchs, essayez de combler le maximum, au plus large possible.

Il n'y aura pas de risque de surdosage, enfin si, il y a un risque de surdosage mais qui va se manifester assez rapidement par une sensation de nausée pas très agréable.

On saura vite qu'on est en surdosage, on ne va pas rendre... C'est pas dangereux, c'est pas dangereux.

C'est juste sûrement pas agréable donc il faut essayer d'être au plus juste.

Par contre le risque le plus important c'est de sous-doser, et ça c'est plus embêtant.

Si on sous-dose, ça veut dire qu'on va avoir des besoins de fumer qui vont être impérieux, qui vont être difficiles à lutter et là ça va être compliqué.

Il faut vraiment que ce soit confortable, en tout cas au mieux que ça puisse être

et donc essayer de voir le plus large possible au niveau des patchs, pour couvrir le besoin en nicotine le plus possible.

Sur cette ordonnance, vous voyez qu'on prescrit des patchs, mais il ne faut pas hésiter* à prescrire une boîte de gommes

pour justement réhabituer, pour justement pallier à ces petites différences qui vont être subtiles.

Si on a besoin de 30 mg et qu'on ne peut pas avoir 30 mg, ou parce que le patient vous a dit qu'il fumait 30 mais qu'il en fume 35.

Enfin, bref pour réajuster un petit peu, il ne faut pas hésiter à prescrire des gommes,

pour qu'il puisse réajuster si besoin quand il a la sensation d'un besoin impérieux de fumer une cigarette.

Cette sensation, il faut savoir qu'elle dure deux à trois minutes, mais qu'elle est vraiment inconfortable.

Donc au début pour pallier à ça, il ne faut pas hésiter à prescrire des gommes, quitte à les prescrire à volonté.

Donc la pharmacie ne donnera pas 150 boîtes, ils vont donner une boîte puis il réajustera après en fonction de la consommation.

Ça peut être 4 gommes par jour ou ça peut être 10 gommes par jour.

S'il y a plus de 10/15 gommes par jour qui sont consommées, il faut revoir le dosage de patchs.

Et puis progressivement, il n'y a pas de norme, il faut diminuer. Mais il n'y a pas de norme, il faut vraiment aller doucement.

Parce qu'il faut savoir qu'à partir du moment où on va re-diminuer, on va redéclencher la sensation de besoin impérieux un peu plus fréquemment.

Donc il faut vraiment y aller doucement, si c'est trois mois à 25 mg, c'est trois mois à 25 mg.

Ce n'est pas grave, si c'est six mois, c'est six mois. Il faut que le patient se sente à prêt à diminuer, on va diminuer comme ça progressivement,

en réajustant avec des gommes, quitte à represcrire des gommes le temps du passage à moins, à une prescription un peu moins forte.

Il faut savoir que les patchs risquent d'être allergisants, c'est assez fréquent.

Donc ne pas hésiter à changer, ne pas hésiter à changer le lieu où on pose le patch.

Ça peut aussi engendrer des problèmes pour dormir, dormir avec un patch, ça peut engendrer des difficultés à l'endormissement, des sommeils agités.

Alors il y a des patchs qui existent sur 16 heures. Donc on peut aussi, si les patchs sur 24 heures ne sont pas adaptés, passer directement à 16h.

Moi généralement je prescris sur 16 heures, comme ça oui.

Parce que je sais que... Alors après si j'ai des gros fumeurs, je me reposerais la question, je n'ai pas eu le cas,

mais par contre la plupart de mes patients ne sont pas réveillés la nuit pour fumer. Donc ils ne sont pas gênés de ça.

Donc je prescris sur vraiment la journée, quoi. Pour ne pas apporter de nicotine la nuit, ce qui n'est pas forcément judicieux.

- La cigarette du matin, ils vont avoir envie de la fumer.

Oui, alors la cigarette du matin, ils vont avoir envie de la fumer, c'est sûr, celle de après le repas, celle à chaque fois du café, celle avec les apéros dehors.

- Les gommes, ça sert à ça ?

Les gommes, ça sert à ça, il faut quand même savoir que c'est inconfortable d'arrêter de fumer.

Ce n'est pas bon, les gommes et le tabac déclenche les récepteurs nicotiniques qui eux déclenchent la dopamine, c'est-à-dire l'hormone du plaisir.

Donc il va y avoir une période derrière un peu de tristesse, qu'il faut bien entendre.

- Tu peux avoir une accoutumance, aussi ?

Aux patchs ?

- Plutôt aux gommes ou aux pastilles ?

Non, ce n'est pas assez bon. On peut avoir des patients qui s'énervent dessus, qui en prennent pendant... De façon excessive au début.

Mais il n'y a pas d'accoutumance à proprement parler, par contre les patients qui passent à la cigarette électronique,

eux, peuvent se retrouver dans l'accoutumance

parce qu'ils ont transféré leur besoin de cigarette, sur la cigarette électronique avec ou sans nicotine.

Mais il y a un transfert de dépendance. Sur les gommes, ça ne se voit pas, ce n'est pas quelque chose d'agréable.

La gomme il faut la mâcher, mais une fois qu'on l'a mâchée, ça libère de la nicotine, donc ça ne se mâche pas comme un chewing-gum.

On ne peut pas s'énerver dessus, parce que sinon ça va délivrer trop de nicotine d'un coup et ça va être désagréable.

Ça va porter au coeur, ça va tourner la tête, non voilà il n'y a pas vraiment de dépendance et ce n'est même pas forcément apprécié, les gommes.

Il y a des fois des gens qui préfèrent avoir l'envie impérieuse qu'ils maîtrisent, ils attendent que ça passe, plutôt que de prendre une gomme tellement ce n'est pas...

Même s'il y a différents goûts : il y a menthe, il y a fruit, il y a neutre, mais ce n'est pas forcément très apprécié.

L'arrêt du tabac va remettre en cause toutes les habitudes.

Parce qu'il y a aussi l'habitude de la pause, il y a aussi l'habitude de voilà donc... Généralement ce qu'on préconise dans l'arrêt du tabac

c'est de modifier ses habitudes, c'est-à-dire de ne pas boire un café, de boire un thé, de changer

de si on a l'habitude de boire tel alcool ou tel jus de fruits à l'apéritif, de changer pour ne pas que le cerveau se mette en mode automatique et appelle la cigarette

comme à chaque fois qu'il a un verre de rosé ou une bière par exemple, ça dépend de ses habitudes, c'est à réévaluer.

Mais voilà ce qu'on propose, c'est surtout de modifier ses habitudes, de changer ça.

Et surtout ne pas hésiter à prescrire autant que besoin pour les patients, pour les aider.

S'il y a quelque chose à retenir dans le tabac, c'est qu'il ne faut pas être dans le jugement et ne pas être dans la déception.

Il y a des échecs, ça fait partie de la réussite. Ce n'est pas grave, ce n'est pas un échec, c'est qu'à un moment donné, on a repris.

On recommencera quand le patient sera prêt et à un moment donné ça va être sur la continuité.

Il faut quand même savoir que je ne suis pas dans les statistiques, mais je ne pense pas beaucoup me tromper en disant que 100 % des fumeurs préféreraient ne pas fumer.

Par contre après, tout ce que ça engendre de ne pas fumer, est-ce qu'on est prêt à chaque fois

à accepter que le patient fasse toutes ces concessions ? Ce n'est pas sûr.

Il y a des périodes de vie qui sont plus favorables que d'autres, il y a des périodes de stress qui sont... Enfin voilà.

Quand on est sur typiquement, pour revenir à l'insuffisance cardio et l'insuffisance respiratoire,

quand on est en post-infarctus avec une pose de stent ou quand on est sur une déclaration de la BPCO

parce que la VEMS a commencé à baisser ou parce que la dyspnée a pris un peu d'importance, la première préconisation, c'est l'arrêt du tabac.

Sauf que là on est sur une découverte de pathologie avec d'autres facteurs qui sont à prendre en ligne de compte.

On est sur un deuil, on est sur l'acceptation... Donc voilà, c'est souvent comme ça qu'est engendrée la dynamique de l'arrêt du tabac.

Alors des fois, ça peut être un coup de pied au derrière pour se dire : "Ok là, j'ai eu un peu chaud,

j'ai eu un infarctus, j'ai failli mourir, bon allez moi j'arrête le tabac et je ne fume plus."

Et puis des fois ça peut être : " Ben non, il y a eu trop d'informations, là j'ai eu peur et si en plus on m'enlève la cigarette, ça ne va pas être cool. "

Donc il faut vraiment s'adapter en fonction de chaque patient, parce que voilà, il n'y a pas de bonne façon de faire.

C'est au moment où le patient est prêt, voilà... Voilà pour la parenthèse tabac.

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