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Manque de spécialistes, population vieillissante, croissance des maladies chroniques et des « nouvelles pathologies », l’équation qu’il revient aux médecins généralistes de solutionner se complexifie.

Médecine générale « spécialisée »

La médecine générale ne peut pas tout. Ses praticiens accueillent, diagnostiquent et soignent, apportant une solution curative à 70 % des motifs de consultation. Mais pour combien de temps encore ? Depuis une dizaine d’années, leur noble mission n’a de cesse de s’étoffer, intégrant d’une part des actions de santé publique telles que la veille épidémiologique, la prévention des risques sanitaires et l’éducation à la santé, tendant d’autre part à s’orienter vers une multidisciplinarité, que des patients sans autre recours apportent malgré eux dans leur bagage sanitaire. En 2022, on dénombrait moins de trois gynécologues pour 100 000 femmes et un pédiatre pour 100 000 habitants en France. Le numérateur se compte bien souvent sur les doigts de la main pour les autres spécialités et les besoins de la population remplissent en un éclair l’agenda des épars et nouveaux spécialistes. À défaut de pouvoir compter sur un endocrinologue, un rhumatologue ou un dermatologue sur leur territoire, les patients remplissent l’agenda de leurs médecins de ville.

Le paradoxe des médecins généralistes

La bonne foi et l’envie d’aider poussent les médecins à chercher des solutions par eux-mêmes, sans devoir réorienter leur patientèle vers leurs confrères spécialistes. Cependant, ils ne sont pas forcément équipés pour mener leur diagnostic à terme. Les statistiques le confirment par ailleurs, nombre de nouvelles pathologies sont psychosomatiques et la croissance des maladies chroniques est de 2 % par an. Les experts convergent en outre sur une certitude : la pandémie de COVID-19 n’est que la première d’une longue série du même acabit, à fréquence d’apparition de plus en plus courte. Ajoutons à cela l’accélération de l’obsolescence programmée des connaissances des soignants — estimée à sept ans mais qui diminue à grande vitesse grâce aux avancées de la science – et la réalité devient frustrante. D’autant plus que la médecine sait traiter la majorité des pathologies concernées. Un cancer colorectal détecté à temps peut être guéri neuf fois sur dix. Selon une étude de la Drees, 25 % à 30 % des patients de médecins généralistes souffriraient de troubles psychiatriques ou relatifs à la santé mentale, une spécialité à laquelle les médecins généralistes sont peu préparés. Même constat pour l’endométriose, dont l’INSERM estime qu’une femme sur dix en souffrirait aujourd’hui en France, et dont la détection précoce peut éviter bien des souffrances aux patientes.

Formation et réorganisation

Pourvu qu’ils aient le temps de se former, les médecins peuvent anticiper les fausses impasses thérapeutiques. Aussi, le recours aux formations en ligne pour médecins, asynchrones notamment, joue désormais un rôle prépondérant et permet aux soignants de compléter ou de mettre à jour leurs connaissances sur des sujets et des spécialités précises. Simplifier les modalités de création des structures de coopération médicale et encourager l’émergence de ces dernières est également une voie qui commence à porter ses fruits. Les maisons de santé multiprofessionnelles et les communautés professionnelles territoriales de santé sont en effet des modèles propices au partage et à la complémentarité des connaissances.

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